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Pierre papier : qu’est ce que c’est ?

La pierre-papier fait partie des formes d’investissements les plus prisées actuellement dans le domaine de l’immobilier. Mais en quoi consiste-t-elle réellement ? Quels sont ses avantages et ses inconvénients ? Dans cet article, nous vous expliquons ce terme de long en large.

Définition de la pierre-papier

La pierre-papier est un terme générique qui englobe les investissements réalisés dans l’immobilier à travers l’achat de parts et d’actions de sociétés détenant des actifs immobiliers. Le terme pierre-papier serait apparu dans les années 1970. Les inventeurs du terme se sont inspirés du concept or-papier utilisé pour parler de toutes les formes de placements en or et autres que l’acquisition d’or physique (certificats, trackers, mines d’or…). Le terme est aussi utilisé pour désigner d’autres produits financiers cotés ou non cotés.

Les diverses formes de pierre-papier

Il y a plusieurs formes de pierre-papier. La plus connue est la SPCI ou Société Civile de Placement Immobilier. Elle a fait son apparition au début des années soixante et son statut a évolué à plusieurs reprises au cours des dernières années.

Outre la SPCI, il y a aussi l’Organisme de Placement Collectif Immobilier (OPCI). Ce dernier a vu le jour en 2007 grâce au législateur qui a proposé aux épargnants un produit reposant essentiellement sur l’immobilier, mais qui comporte aussi une part non négligeable de produits financiers facilement cessibles. Ce qui permet d’offrir un marché secondaire des parts ou actions très liquide.

Hormis ces deux formes, il y a aussi des pierre-papiers sous forme de SIIC (Sociétés d’investissement immobilier cotées). Il s’agit de sociétés cotées dont l’objectif est d’investir dans l’acquisition ou la construction d’immeubles à l’usage d’habitation, de commerce, de bureaux ou d’autres activités. Les SIIC sont régies par un statut particulier.

On distingue aussi des pierre-papiers sous forme d’OPCVM immobilier. Ce sont des SICAV ou des Fonds Communs de Placement (FCP) investis dans des SIIC ou des sociétés cotées dont l’activité avoisine l’immobilier à savoir les BTP, la promotion immobilière, la gestion hôtelière, la gestion de résidence pour personnes âgées…

Les avantages de la pierre-papier

Les diverses formes de pierre-papier

L’investissement dans l’immobilier support au lieu de l’immobilier bien, présente plusieurs avantages pour l’investisseur :

  • la diminution du risque (ce risque est plus faible qu’en ce qui concerne le bien immobilier détenu en direct)
  • l’accession du souscripteur à un patrimoine immobilier locatif diversifié (auquel un particulier n’a pas facilement accès)
  • les intérêts déductibles des revenus locatifs en cas d’emprunts
  • le bénéfice de supplément de revenus pour la retraite avec possibilité de faire coïncider la fin de l’emprunt souscrit pour l’achat des parts avec la fin de la vie active
  • l’accès à des dispositifs fiscaux incitatifs (SPCI « Pinel » et SPCI « Malraux ») pour les SCPI d’immobilier résidentiel
  • la possibilité d’investir de petites sommes alors que l’investissement direct dans l’immobilier conduit généralement à injecter des sommes faramineuses
  • et la possibilité de vendre plus facilement ses parts ou actions que pour vendre un immeuble.

Il faut noter cependant que la pierre-papier a aussi des inconvénients et contraintes. Il faut conserver les parts de SCPI ou d’OPCI pendant au minimum 8 ans (durée conseillée). Les SCPI ne sont pas totalement liquides et leurs parts sont soumises à des frais de souscription ainsi qu’à des frais de cession sans oublier la commission de gestion annuelle. L’investisseur ne maîtrise pas non plus son investissement.

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